Pour un bilan territorial citoyen du passage à la grande région…

Le débat  est actuellement nourri localement sur les effets pour le limousin de l’acte 3 de la décentralisation avec notamment le passage à la méga-région Nouvelle-Aquitaine .

Le Président de Limoges Métropole et le Maire de Limoges ont annoncé leur accord pour faire procéder à une étude sur l’impact économique, administratif et « sentimental autant qu’émotionnel » de cette nouvelle organisation.

Le groupe  Limoges Terre de Gauche leur propose de se saisir cette occasion pour procéder à un réel bilan territorial participatif  impliquant et associant les citoyen-nes.

Pierre-Paul Danzin en concert à Rilhac

Quand les Insoumis invitent les citoyens à écrire la loi…

Le pari était osé : écrire à plusieurs dizaines de voix un projet de loi pour sortir du nucléaire. 

La France insoumise et ses groupes d’action l’ont tenu le 20 janvier à Désertines (Allier) lors d’un Atelier des lois consacré à la sortie du nucléaire. La réussite est double.

  • Mener avec les citoyens une réflexion sérieuse et trouver des solutions abouties pour sortir du nucléaire.
  • Faire la démonstration grandeur nature que chacune et chacun peut intervenir dans les choix majeurs de notre pays et peser de façon efficace jusqu’à l’Assemblée nationale.

Le résultat, c’est ce texte de loi:

Celui-ci sera  enrichi et augmenté, grâce au travail des autres ateliers des lois qui, de la même manière, vont se réunir un peu partout sur le territoire.

Durant cet atelier, tous les articles de la loi n’ont pas pu être rédigés. Le temps a manqué, et de toute façon les participant-e-s savent bien que le travail de rédaction va continuer dans d’autres lieux comme cela est prévu.

Surtout, cet atelier a permis de faire la démonstration que tou-te-s les citoyens sont capables de rédiger la loi, pour peu qu’ils maîtrisent les codes pour y parvenir. C’était là l’objet de cette journée de travail qui s’est terminée par un buffet froid et dans une ambiance chaleureuse.

Voir l’ensemble de la journée

Métropolisation: votre autre voie est sans issue, M. le Maire !

Ainsi donc vous considérez M. le Maire que « l’intégration de l’ex-région limousin à la Nouvelle-Aquitaine est une occasion historique d’élargir nos horizons », en somme une aubaine pour notre ville et au-delà pour nos territoires.

Vous êtes bien aujourd’hui un des seuls à juger positif ce passage à la grande région. Avec le Président Vandenbroucke, il est vrai, comme on a pu l’entendre jeudi dernier lors du débat citoyen à l’espace Cité.

Votre proposition consiste à développer « un système métropolitain polycentrique ». En clair il s’agit, autour de la métropole bordelaise, d’essayer d’arrimer Limoges à un réseau de villes dites « à fonction métropolitaines », de les relier entre elles pour espérer grapiller quelques miettes dans le sillage de la grande métropole. « Les zones d’emploi de Pau, Limoges, Poitiers, Bayonne, Niort et La Rochelle jouent en effet un rôle non négligeable dans l’encadrement d’un territoire rural plus vaste » nous dites-vous. Penser le tissu urbain comme encadrant les territoires ruraux… drôle de conception des relations territoriales  de proximité ! Il est vrai que selon vous il serait illusoire de travailler à « un supposé rééquilibrage [des territoires]»; et c’est bien pourquoi la Ville de Limoges a conçu sa contribution au projet régional autrement que « sur l’autel de l’égalité territoriale » !

C’est ce que vous qualifiez pompeusement d’une « autre voie possible ». Ce n’est en fait qu’encore et toujours la même logique, la même mode des métropoles, qui n’a d’alternative que le nom. C’est une voie sans issue que cette mode métropolitaine, au nom de laquelle vous avez tous ici – avec le brillant succès que l’on sait – défendu le projet de LGV !

Cette mode repose sur l’hypothèse fondamentale qu’il existerait des effets de taille, de « masse critique » à l’origine des meilleures performances supposées des grandes régions, des grandes universités… Mais il n’existe aucun consensus scientifique là-dessus. Vous vous référez aux travaux universitaires bordelais, mais, totalement phagocyté par la logique métropolitaine, vous en ignorez complètement d’autres, tout aussi intéressants et plus proches: par exemple ceux d’Olivier Bouba-Olga (université de Poitiers). Il montre qu’il n’y a pas qu’un seul modèle possible de développement territorial. « L’analyse des données disponibles invite à la plus grande prudence… La taille économique des territoires n’explique pas le taux de croissance de l’emploi de ces mêmes territoires.… Les spécialisations des territoires importent plus que leur taille » Et pas plus qu’il n’y a de ruissellement entre riches et pauvres, il n’y a guère de ruissellement entre les métropoles et leur territoires. Il rejoint les conclusions de Laurent Rieutort (Université de Clermont-Ferrand). qui montre que de 1999 à 2013, ce sont les zones peu denses ou très peu denses en population qui ont enregistré les dynamiques de population et d’emplois les plus fortes.
Cet aveuglement métropolitain vous pousse à proposer un projet brouillon, contradictoire et largement aveugle aux grands enjeux environnementaux du moment, pas même évoqués dans cette délibération. Face au fiasco de la LGV vous avez certes -enfin  !!!- admis qu’une priorité doit à présent être donnée à la ligne POLT. Mais dans le même temps, alors que tortueusement vous évoquez un nécessaire «  souci de préservation d’une des plus grandes richesses dont profite l’ensemble de notre région, celui de l’image que nous portons tous autour de l’agrément de vie  » -faut-il comprendre dans ce salmigondis verbeux la préservation de notre environnement  encore protégé ?- vos autres priorités pour les transports sont l’avion et les 4 voies routières  voir autoroutières ! Mieux encore… Alors que ça «  cafouille  » sur la ligne TER Limoges-Eymoutiers (Le Populaire 13/09/2017), avec des usagers excédés dans leur transport quotidien tellement ils ont de difficultés pour venir travailler ou étudier à Limoges, que la ligne TER Limoges-Angoulême connaît elle aussi une situation très dégradée (L’Écho 25/11/2017), vous n’avez rien à dire, rien à proposer à ce sujet  !
Les scientifiques du GIEC viennent d’indiquer que les objectifs de limiter à long terme la hausse des températures à 2°C ne seront pas atteints car les émissions de gaz à effet de serre continuent de progresser trop rapidement en volume. Ce n’est assurément pas votre «  système métropolitain polycentrique  » qui contribuera à nous inverser la tendance …

Intervention au Conseil Municipal du 19 Décembre 2017

Intervention sur la délibération SRADDET: dans le cadre de l’élaboration du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET) de la méga-région Nouvelle Aquitaine, la Ville de Limoges a été consulté et a transmis son avis, par délibération soumise au vote du Conseil Municipal:

Et VIVE la FI…

Des bienfaits du rififi dans la FI !

Où il est une fois de plus démontré qu’il n’y a que les batailles qu’on ne mène pas qu’on est sûr de perdre !

Cohérence ?

Comment ne pas être perplexe et avoir quelques interrogations sur notre capacité, le moment éventuellement venu, à tenir nos engagements ?

• Novembre 2017 : Principe n° 3 de la FI:  La France insoumise est un mouvement ouvert et populaire. […] Il met en œuvre la parité.

 

 

• Janvier 2018 :

Égalité femmes-hommes: peut mieux faire !

La première édition de ce rapport portant sur l’égalité femmes/hommes montre tout l’intérêt de cette démarche.

Un état des lieux est fait comparant au sein de l’administration municipale la situation des femmes et celles de hommes en matière d’emploi, de temps de travail, de congé parental, de salaires, de formation, etc… Mais pas seulement. Cet état des lieux concerne aussi cette situation sur le territoire communal : mixité dans les activités sportives organisées par la ville, lutte contre les stéréotypes dans les crèches municipales… En conclusion il est noté : « l’enjeu est que l’égalité femmes/hommes ne soit plus considérée comme une thématique à part mais imprègne l’ensemble des politiques menées par la collectivité ».

C’est précisément là-dessus que je voudrais revenir. En ce qui concerne par exemple, la présence des jeunes filles dans l’espace public, la question n’est étrangement abordée que pour les quartiers populaires, et encore que sous l’angle des actions financées dans le cadre de la politique de la ville.

Or tout l’espace public est concerné par un usage de l’espace public largement genré, et pas seulement les quartiers populaires. En outre, les politiques municipales d’équipement public ne sont pas neutres de ce point de vue. Par exemple, a-t-on mesuré l’incidence en matière d’égalité femmes/hommes de la destruction de la piscine de Beaubreuil, fréquentée aussi bien par des filles et des femmes que par des garçons et des hommes, remplacée par un parc de street-work-out équipement essentiellement lui utilisé par des garçons ?

De plus en plus de villes intègrent cette préoccupation d’égalité femmes/hommes dans leur politique d’équipement et d’aménagements des espaces publics. Qu’en est-il pour la Ville de Limoges ?

Intervention au Conseil Municipal du 19 Décembre 2018

Question orale sur l’hébergement d’urgence

Question orale posée par le groupe Limoges Terre de Gauche sur l’hébergement d’urgence.

Monsieur le Maire,

Le Collectif Chabatz d’Entrar, constitué de partis politiques, de syndicats, d’associations, et de simples particuliers, vous a envoyé, ainsi qu’à M. Le Préfet, une lettre concernant la question de l’hébergement sur la ville de Limoges. Après la lecture de ce courrier aux représentant.e.s de ce conseil municipal, ainsi qu’aux personnes qui peuvent le regarder, nous souhaiterions vous poser quelques questions :

« Messieurs,
Au début de l’année 2017, vous avez été amenés à ouvrir en urgence le gymnase du Sablard pendant une dizaine de jours. Aux dires mêmes des professionnels, une majorité des personnes présentes n’étaient pas connues des services d’hébergement, et si nombre d’entre elles ont semble-t-il trouvé une solution temporaire, rien ne prouve que leur situation se soit stabilisée à ce jour.
Nous pouvons même affirmer que pour certaines d’entre elles, après avoir eu un hébergement, c’est la rue qui les «accueille» de nouveau.
Notre collectif s’est créé dans la volonté d’informer le grand public sur la question des migrants (plus particulièrement les demandeurs d’asile), de lutter contre les préjugés à leur égard, mais aussi pour leur apporter une aide concrète – sans intervenir dans le travail des intervenants de terrain de vos différents services.
Si nous vous envoyons ce courrier, c’est pour vous parler de l’urgence de la question de l’hébergement sur notre territoire. Après avoir été informés de quelques situations individuelles de personnes sans solution d’hébergement durable malgré l’obtention de documents leur permettant de séjourner en France, nous avons été amenés à rencontrer de plus en plus de personnes, en famille, avec ou sans-papiers, d’origine étrangère ou non, qui survivent la nuit en s’abritant dans des voitures, des caves, sous des toiles de tente, dans des endroits «protégés» du vent ou dans des squats.
Ce qui se passe n’est donc pas nouveau, mais les circonstances le sont, et elles sont inquiétantes. En effet, non seulement nous avons pu voir de nous-mêmes ce qui se passe en effectuant des maraudes afin d’essayer d’aider, ou à défaut, de soutenir ces gens, mais nous avons aussi eu la surprise d’être contactés par des services de l’État eux-mêmes dépourvus de solutions !
Que penser lorsque la police nationale nous appelle parce qu’elle ne sait pas quoi faire d’une maman avec son bébé ? Comment ne pas être estomaqué lorsque le service téléphonique d’hébergement d’urgence (le «115») nous informe que deux cents demandes n’ont pas pu être satisfaites ? Quelle pression humaine doit peser sur ces professionnels lorsqu’ils savent qu’ils n’ont aucune aide à apporter ? Et comment passer une bonne nuit lorsque l’on sait que des familles avec des bébés (nous avons connaissance de deux situations concernant des enfants de 6 et 18 mois, et elles ne doivent pas être uniques) ou des jeunes en bas âge (début novembre, nous avons rencontré des personnes avec des enfants de 8 à 14 ans) sont logées dans des squats parce que c’est toujours mieux que d’être dehors ?
Nous vous demandons donc, à vous M. le Préfet, responsable pour l’État de la question du logement, et à vous, M. le Maire, en tant que responsable de la sécurité et du bien-être de l’ensemble des personnes vivant sur Limoges, de prendre des mesures rapides, et à la hauteur des enjeux, pour toutes les personnes qui sont en danger faute d’hébergement.
Nous, membres du collectif Chabatz d’Entrar dénonçons le traitement inhumain infligé à ces personnes, mais également le traitement inhumain infligé aux travailleurs sociaux.
Nous savons que des questions budgétaires peuvent parfois intervenir quand il s’agit de savoir «qui fait quoi et dans quelle mesure». Nous vous parlons, nous, d’êtres humains.
En espérant que ce courrier entraînera une action rapide et concrète de la part de vos services, nous vous présentons, Messieurs, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.

Le Collectif Chabatz d’Entrar

Voici maintenant les questions que nous souhaiterions vous poser :

– Compte tenu des éléments soulevés par le collectif Chabatz d’Entrar, avez-vous entamé une discussion avec M. le Préfet au sujet de la question de l’hébergement d’urgence sur Limoges ?
– Avez-vous apporté une réponse au collectif suite à la réception de ce courrier et si c’est le cas, pouvez-vous nous en faire part

Conseil Municipal du 19 décembre 2017

Perspectives insoumises pour 2018: réunion publique à Couzeix avec Manuel Bompard et Francis Parny

Participer à cet évènement

Quand on l’allume comme un bougeoir, l’Espoir… il fait d’un mouton un insoumis !

Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont fait cette année 2017 si pleine de rencontres aussi riches qu’improbables, à deux doigts de la réussite… 

Ils ne manquaient pourtant pas ceux qui ne donnaient pas cher de nous ! Merci et bravo à vous tous et toutes: aux électrices et  électeurs qui ont opté pour nos bulletins bien sûr, mais aussi à celles et ceux qui nous ont encouragés et soutenus, à celles et ceux qui, nombreux, ont pour la première fois franchi le pas de l’engagement, à celles et ceux qui se sont ré-engagés, à celles et ceux qui, souvent aussi  « blanchis sous le harnais militant » se sont à nouveau investis sans compter ni leur temps ni leur fatigue. A toutes celles et ceux qui ont  semé pour l’avenir en commun, pour « rendre clairvoyants les plus aveugles », et qui, ce faisant, se sont changés eux-mêmes et enrichis d’humanité… Faisons un nœud à nos mouchoirs, D’espoir.  En 2018 : l’insoumission, on continue !

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