Jan 03

Perspectives insoumises pour 2018: réunion publique à Couzeix avec Manuel Bompard et Francis Parny

Participer à cet évènement

Jan 12

Métropolisation: votre autre voie est sans issue, M. le Maire !

Ainsi donc vous considérez M. le Maire que « l’intégration de l’ex-région limousin à la Nouvelle-Aquitaine est une occasion historique d’élargir nos horizons », en somme une aubaine pour notre ville et au-delà pour nos territoires.

Vous êtes bien aujourd’hui un des seuls à juger positif ce passage à la grande région. Avec le Président Vandenbroucke, il est vrai, comme on a pu l’entendre jeudi dernier lors du débat citoyen à l’espace Cité.

Votre proposition consiste à développer « un système métropolitain polycentrique ». En clair il s’agit, autour de la métropole bordelaise, d’essayer d’arrimer Limoges à un réseau de villes dites « à fonction métropolitaines », de les relier entre elles pour espérer grapiller quelques miettes dans le sillage de la grande métropole. « Les zones d’emploi de Pau, Limoges, Poitiers, Bayonne, Niort et La Rochelle jouent en effet un rôle non négligeable dans l’encadrement d’un territoire rural plus vaste » nous dites-vous. Penser le tissu urbain comme encadrant les territoires ruraux… drôle de conception des relations territoriales  de proximité ! Il est vrai que selon vous il serait illusoire de travailler à « un supposé rééquilibrage [des territoires]»; et c’est bien pourquoi la Ville de Limoges a conçu sa contribution au projet régional autrement que « sur l’autel de l’égalité territoriale » !

C’est ce que vous qualifiez pompeusement d’une « autre voie possible ». Ce n’est en fait qu’encore et toujours la même logique, la même mode des métropoles, qui n’a d’alternative que le nom. C’est une voie sans issue que cette mode métropolitaine, au nom de laquelle vous avez tous ici – avec le brillant succès que l’on sait – défendu le projet de LGV !

Cette mode repose sur l’hypothèse fondamentale qu’il existerait des effets de taille, de « masse critique » à l’origine des meilleures performances supposées des grandes régions, des grandes universités… Mais il n’existe aucun consensus scientifique là-dessus. Vous vous référez aux travaux universitaires bordelais, mais, totalement phagocyté par la logique métropolitaine, vous en ignorez complètement d’autres, tout aussi intéressants et plus proches: par exemple ceux d’Olivier Bouba-Olga (université de Poitiers). Il montre qu’il n’y a pas qu’un seul modèle possible de développement territorial. « L’analyse des données disponibles invite à la plus grande prudence… La taille économique des territoires n’explique pas le taux de croissance de l’emploi de ces mêmes territoires.… Les spécialisations des territoires importent plus que leur taille » Et pas plus qu’il n’y a de ruissellement entre riches et pauvres, il n’y a guère de ruissellement entre les métropoles et leur territoires. Il rejoint les conclusions de Laurent Rieutort (Université de Clermont-Ferrand). qui montre que de 1999 à 2013, ce sont les zones peu denses ou très peu denses en population qui ont enregistré les dynamiques de population et d’emplois les plus fortes.
Cet aveuglement métropolitain vous pousse à proposer un projet brouillon, contradictoire et largement aveugle aux grands enjeux environnementaux du moment, pas même évoqués dans cette délibération. Face au fiasco de la LGV vous avez certes -enfin  !!!- admis qu’une priorité doit à présent être donnée à la ligne POLT. Mais dans le même temps, alors que tortueusement vous évoquez un nécessaire «  souci de préservation d’une des plus grandes richesses dont profite l’ensemble de notre région, celui de l’image que nous portons tous autour de l’agrément de vie  » -faut-il comprendre dans ce salmigondis verbeux la préservation de notre environnement  encore protégé ?- vos autres priorités pour les transports sont l’avion et les 4 voies routières  voir autoroutières ! Mieux encore… Alors que ça «  cafouille  » sur la ligne TER Limoges-Eymoutiers (Le Populaire 13/09/2017), avec des usagers excédés dans leur transport quotidien tellement ils ont de difficultés pour venir travailler ou étudier à Limoges, que la ligne TER Limoges-Angoulême connaît elle aussi une situation très dégradée (L’Écho 25/11/2017), vous n’avez rien à dire, rien à proposer à ce sujet  !
Les scientifiques du GIEC viennent d’indiquer que les objectifs de limiter à long terme la hausse des températures à 2°C ne seront pas atteints car les émissions de gaz à effet de serre continuent de progresser trop rapidement en volume. Ce n’est assurément pas votre «  système métropolitain polycentrique  » qui contribuera à nous inverser la tendance …

Intervention au Conseil Municipal du 19 Décembre 2017

Intervention sur la délibération SRADDET: dans le cadre de l’élaboration du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET) de la méga-région Nouvelle Aquitaine, la Ville de Limoges a été consulté et a transmis son avis, par délibération soumise au vote du Conseil Municipal:

Jan 09

Et VIVE la FI…

Des bienfaits du rififi dans la FI !

Où il est une fois de plus démontré qu’il n’y a que les batailles qu’on ne mène pas qu’on est sûr de perdre !

Jan 07

Cohérence ?

Comment ne pas être perplexe et avoir quelques interrogations sur notre capacité, le moment éventuellement venu, à tenir nos engagements ?

• Novembre 2017 : Principe n° 3 de la FI:  La France insoumise est un mouvement ouvert et populaire. […] Il met en œuvre la parité.

 

 

• Janvier 2018 :

Jan 04

Égalité femmes-hommes: peut mieux faire !

La première édition de ce rapport portant sur l’égalité femmes/hommes montre tout l’intérêt de cette démarche.

Un état des lieux est fait comparant au sein de l’administration municipale la situation des femmes et celles de hommes en matière d’emploi, de temps de travail, de congé parental, de salaires, de formation, etc… Mais pas seulement. Cet état des lieux concerne aussi cette situation sur le territoire communal : mixité dans les activités sportives organisées par la ville, lutte contre les stéréotypes dans les crèches municipales… En conclusion il est noté : « l’enjeu est que l’égalité femmes/hommes ne soit plus considérée comme une thématique à part mais imprègne l’ensemble des politiques menées par la collectivité ».

C’est précisément là-dessus que je voudrais revenir. En ce qui concerne par exemple, la présence des jeunes filles dans l’espace public, la question n’est étrangement abordée que pour les quartiers populaires, et encore que sous l’angle des actions financées dans le cadre de la politique de la ville.

Or tout l’espace public est concerné par un usage de l’espace public largement genré, et pas seulement les quartiers populaires. En outre, les politiques municipales d’équipement public ne sont pas neutres de ce point de vue. Par exemple, a-t-on mesuré l’incidence en matière d’égalité femmes/hommes de la destruction de la piscine de Beaubreuil, fréquentée aussi bien par des filles et des femmes que par des garçons et des hommes, remplacée par un parc de street-work-out équipement essentiellement lui utilisé par des garçons ?

De plus en plus de villes intègrent cette préoccupation d’égalité femmes/hommes dans leur politique d’équipement et d’aménagements des espaces publics. Qu’en est-il pour la Ville de Limoges ?

Intervention au Conseil Municipal du 19 Décembre 2018

Jan 04

Question orale sur l’hébergement d’urgence

Question orale posée par le groupe Limoges Terre de Gauche sur l’hébergement d’urgence.

Monsieur le Maire,

Le Collectif Chabatz d’Entrar, constitué de partis politiques, de syndicats, d’associations, et de simples particuliers, vous a envoyé, ainsi qu’à M. Le Préfet, une lettre concernant la question de l’hébergement sur la ville de Limoges. Après la lecture de ce courrier aux représentant.e.s de ce conseil municipal, ainsi qu’aux personnes qui peuvent le regarder, nous souhaiterions vous poser quelques questions :

« Messieurs,
Au début de l’année 2017, vous avez été amenés à ouvrir en urgence le gymnase du Sablard pendant une dizaine de jours. Aux dires mêmes des professionnels, une majorité des personnes présentes n’étaient pas connues des services d’hébergement, et si nombre d’entre elles ont semble-t-il trouvé une solution temporaire, rien ne prouve que leur situation se soit stabilisée à ce jour.
Nous pouvons même affirmer que pour certaines d’entre elles, après avoir eu un hébergement, c’est la rue qui les «accueille» de nouveau.
Notre collectif s’est créé dans la volonté d’informer le grand public sur la question des migrants (plus particulièrement les demandeurs d’asile), de lutter contre les préjugés à leur égard, mais aussi pour leur apporter une aide concrète – sans intervenir dans le travail des intervenants de terrain de vos différents services.
Si nous vous envoyons ce courrier, c’est pour vous parler de l’urgence de la question de l’hébergement sur notre territoire. Après avoir été informés de quelques situations individuelles de personnes sans solution d’hébergement durable malgré l’obtention de documents leur permettant de séjourner en France, nous avons été amenés à rencontrer de plus en plus de personnes, en famille, avec ou sans-papiers, d’origine étrangère ou non, qui survivent la nuit en s’abritant dans des voitures, des caves, sous des toiles de tente, dans des endroits «protégés» du vent ou dans des squats.
Ce qui se passe n’est donc pas nouveau, mais les circonstances le sont, et elles sont inquiétantes. En effet, non seulement nous avons pu voir de nous-mêmes ce qui se passe en effectuant des maraudes afin d’essayer d’aider, ou à défaut, de soutenir ces gens, mais nous avons aussi eu la surprise d’être contactés par des services de l’État eux-mêmes dépourvus de solutions !
Que penser lorsque la police nationale nous appelle parce qu’elle ne sait pas quoi faire d’une maman avec son bébé ? Comment ne pas être estomaqué lorsque le service téléphonique d’hébergement d’urgence (le «115») nous informe que deux cents demandes n’ont pas pu être satisfaites ? Quelle pression humaine doit peser sur ces professionnels lorsqu’ils savent qu’ils n’ont aucune aide à apporter ? Et comment passer une bonne nuit lorsque l’on sait que des familles avec des bébés (nous avons connaissance de deux situations concernant des enfants de 6 et 18 mois, et elles ne doivent pas être uniques) ou des jeunes en bas âge (début novembre, nous avons rencontré des personnes avec des enfants de 8 à 14 ans) sont logées dans des squats parce que c’est toujours mieux que d’être dehors ?
Nous vous demandons donc, à vous M. le Préfet, responsable pour l’État de la question du logement, et à vous, M. le Maire, en tant que responsable de la sécurité et du bien-être de l’ensemble des personnes vivant sur Limoges, de prendre des mesures rapides, et à la hauteur des enjeux, pour toutes les personnes qui sont en danger faute d’hébergement.
Nous, membres du collectif Chabatz d’Entrar dénonçons le traitement inhumain infligé à ces personnes, mais également le traitement inhumain infligé aux travailleurs sociaux.
Nous savons que des questions budgétaires peuvent parfois intervenir quand il s’agit de savoir «qui fait quoi et dans quelle mesure». Nous vous parlons, nous, d’êtres humains.
En espérant que ce courrier entraînera une action rapide et concrète de la part de vos services, nous vous présentons, Messieurs, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.

Le Collectif Chabatz d’Entrar

Voici maintenant les questions que nous souhaiterions vous poser :

– Compte tenu des éléments soulevés par le collectif Chabatz d’Entrar, avez-vous entamé une discussion avec M. le Préfet au sujet de la question de l’hébergement d’urgence sur Limoges ?
– Avez-vous apporté une réponse au collectif suite à la réception de ce courrier et si c’est le cas, pouvez-vous nous en faire part

Conseil Municipal du 19 décembre 2017

Déc 31

Quand on l’allume comme un bougeoir, l’Espoir… il fait d’un mouton un insoumis !

Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont fait cette année 2017 si pleine de rencontres aussi riches qu’improbables, à deux doigts de la réussite… 

Ils ne manquaient pourtant pas ceux qui ne donnaient pas cher de nous ! Merci et bravo à vous tous et toutes: aux électrices et  électeurs qui ont opté pour nos bulletins bien sûr, mais aussi à celles et ceux qui nous ont encouragés et soutenus, à celles et ceux qui, nombreux, ont pour la première fois franchi le pas de l’engagement, à celles et ceux qui se sont ré-engagés, à celles et ceux qui, souvent aussi  « blanchis sous le harnais militant » se sont à nouveau investis sans compter ni leur temps ni leur fatigue. A toutes celles et ceux qui ont  semé pour l’avenir en commun, pour « rendre clairvoyants les plus aveugles », et qui, ce faisant, se sont changés eux-mêmes et enrichis d’humanité… Faisons un nœud à nos mouchoirs, D’espoir.  En 2018 : l’insoumission, on continue !

Déc 29

Gratuité des transports: de Limoges à Dunkerque, la divergence payante…

Tribune du groupe LTG dans le Vivre à Limoges (VAL) n° 123 – janvier  2018

Déc 23

Laïcité et dialectique des émancipations, une conférence d’H. Peña-Ruiz

Invité au dernier Conseil National du PG, Henri Peña-Ruiz est revenu dans une conférence remarquable sur le enjeux actuels du combat pour la laïcité.

 

Déc 17

Cour d’appel, université, CHU, TER, POLT, RN 147, Fr3, très haut débit…: pas d’issue dans la fuite en avant métropolitaine !

Excellente initiative que d’appeler à un débat citoyen sur l’avenir de la Cour d’appel et plus largement sur les effets de la réforme territoriale pour la ville et au-delà pour tout notre territoire !

Comme beaucoup de monde, j’ai assisté jeudi soir au débat « citoyen » organisé par les avocats des barreaux de Guéret, Tulle, Brive et Limoges en grève contre la menace de fermeture de la Cour d’Appel de Limoges en tant que juridiction de plein exercice. Manifestement ce type de débat répond à une immense attente: l’affluence massive, la grande diversité des présents en témoignent assurément.

Malheureusement,  le débat n’eut de citoyen que le nom tant la parole des citoyens ordinaires fut largement escamotée. Le Populaire et l’Écho  ont d’ailleurs parfaitement saisi ce décalage entre les attentes des présents et la manière dont a été menée la soirée. Car les interventions, hormis celles des avocats et gens de justice au demeurant fort intéressantes, ont été pour l’essentiel monopolisées par les grands élus, actuels ou passés,  et des personnalités.

Ces interventions n’ont certes pas manqué d’intérêt. On a ainsi appris du Président Leblois (Conseil départemental) que la réforme territoriale et la création de la grande région n’étaient en rien responsables des menaces pesant sur la Cour d’Appel !!! On a aussi entendu le Maire de Limoges nous dire ici des choses bien différentes de ce qu’il dit et fait voter au Conseil municipal. Pour sa part, la députée LREM M-A Magne (seule femme de la tribune !) n’a guère convaincu l’auditoire. « Nous devrons donc faire sans vous » lui a-t-il même été répliqué. Quant au Président Vandenbrouke (cumulant les fonctions de Président de Limoges Métropole et de 1er Vice-Président de la région Nouvelle Aquitaine) il a confirmé son souhait de faire procéder à une étude afin d’évaluer les conséquences pour l’ancienne région limousin du passage à la grande région. « Car la réalité peut être bien différente du ressenti ! » a-t-il précisé. Il considère donc que le ressenti ne relève pas du réel ! Quel curieux raisonnement, même si bien sûr le ressenti n’épuise pas le réel.

Cette étude serait très bien venue, à condition toutefois qu’il s’agisse d’une véritable étude scientifique -tant qualitative que quantitative- qui mobilise des approches et des équipes aux points de vue et méthodes différents, seul moyen de rendre réellement compte du réel dans une telle situation !

Car enfin est-ce la fuite en avant dans la métropolisation qui nous sauvera ?

On peut partager le diagnostic de R. Savy sur les effets désastreux de la grande région pour nos populations et nos territoires. Mais est-ce vraiment par la fusion des trois départements et le statut de Métropole pour Limoges qu’on sortira des difficultés ?  A-t-on pris soin au moins de demander leurs avis aux intéressés ?

Quant au Maire de Limoges il estime qu’une autre voie est possible « qui viserait à consolider et développer un système métropolitain polycentrique, reposant sur un maillage urbain équilibré et sur la mise en synergie et en réseau des territoires régionaux d’emploi métropolitain, dans lequel la Région Nouvelle Aquitaine aurait toute sa place d’animateur. Les zones d’emploi de Pau, Limoges, Poitiers, Bayonne, Niort et La Rochelle jouent en effet un rôle non négligeable dans l’encadrement d’un territoire rural plus vaste qui déborde parfois du cadre régional qu’il s’agit lui aussi de ne pas fragiliser.  » (délibération soumise au Conseil municipal du 19 décembre prochain)

Penser le  tissu urbain comme encadrant les territoires ruraux ! Drôle de conception de l’égalité territoriale.  Il est vrai que selon la même délibération il serait illusoire de travailler à « un supposé rééquilibrage [des territoires] sans espoir et à grands frais au profit de secteurs moins attractifs », la Ville de Limoges ayant conçu sa contribution au projet territorial de la région Nouvelle Aquitaine autrement que sur « l’autel de l’égalité territoriale » !

En fait c’est toujours  la même logique, la même mode des métropoles qui prévaut dans ces propositions qui n’ont d’alternative que le nom. Cette mode métropolitaine au nom de laquelle ils ont tous -avec le brillant succès que l’on sait- défendu le projet de LGV

Cette mode repose sur une hypothèse fondamentale: il existerait des effets de taille, des effets de « masse critique » à l’origine des meilleures performances supposées des grandes régions, des grandes universités…  Et si cette hypothèse était largement invalidée par la recherche ? En effet, il n’y a pas de consensus scientifique là-dessus.

Ainsi, Olivier Bouba-Olga (Université de Poitiers) montre qu’il n’y a pas un seul modèle possible de développement territorial. « S’agissant de la mode du « big is beautiful », l’analyse des données disponibles invite à la plus grande prudence: l’hypothèse d’un effet « masse critique » ne résiste pas à l’épreuve des faits… La taille économique des territoires n’explique pas le taux de croissance de l’emploi de ces mêmes territoires. Le « big » n’est pas nécessairement « beautiful »… Les spécialisations des territoires importent plus que leur taille  » ( Dynamiques territoriales- Éloge de la diversité, Atlantique – Éditions de l’Actualité scientifique Nouvelle Aquitaine, octobre 2017 ).

Ce qui rejoint  les conclusions de  Laurent Rieutort (Université de Clermont-Ferrand). De 1999 à 2013, ce sont les zones peu denses ou très peu denses en population  qui ont enregistré les dynamiques de population et d’emplois les plus fortes . « Les zones à faible densité connaissent des marges de croissance probablement plus importantes que les cœurs métropolitains où les « économies d’agglomération »   jouent à plein mais où les investissements en capital humain, financier ou technologique deviennent extrêmement coûteux. Par opposition, dans les espaces ruraux, des atouts souvent ignorés relèvent de la dimension relationnelle (les liens de confiance), de la diffusion (malgré ses lenteurs) des technologies de l’information et de la communication (TIC), des aménités recherchées par les citoyens (avec des « coûts du territoire » modérés)… mais aussi, évidemment, des effets d’entrainement des grandes agglomérations. » (La ruralité en France: des potentiels oubliés ? – Population et avenir,  n°731, 2017)

Mais dans quels types de relations territoriales entre les différents espaces ruraux, urbains et métropolitains ? Relations de coopérations mutuelles  respectueuses et équilibrées ou relations de concurrence où les plus grands cherchent sans fin à se nourrir des plus petits ? « Nombre de savoirs et de savoir-faire se trouvent hors métropole, ils sont le produit d’une histoire longue; les grandes villes agissent en complément, en assurant des fonctions support importantes, facilitant leur diffusion. » analyse O. Bouba-Olga. Dans la foulée, il montre aussi qu’il n’y a guère de ruissellement entre les métropoles et leurs territoires environnants, pas plus qu’il n’y a de ruissellement entre les riches et les pauvres ! « Paris devrait s’interroger sur ce qu’elle doit au reste de la France, tout comme Bordeaux, Lyon et Toulouse, plutôt que l’inverse« . On pourrait ajouter que, dans son propre intérêt, Limoges devrait elle aussi ne pas ignorer (et donc mépriser) ce qu’elle doit à son territoire plutôt que de chercher à l’encadrer !!!

Sur ces sujets, un vrai débat public  s’impose, un débat contradictoire, un réel débat  d’options politiques… sous peine de revivre – et à plus large échelle encore- la désastreuse expérience de la LGV !

Load more