Déc 03

Le logement social en danger

Tribune du groupe LTG dans le Vivre à Limoges (VAL) n° 122 – décembre 2017Pour aller plus loin: « La politique du logement du gouvernement marche sur la tête », Intervention de Bastien Lachaud, Député FI à l’assemblée nationale

Déc 02

Linky: il faut envisager un équipement alternatif

Face à l’inquiétude grandissante dans la population concernant les compteurs Linky, Muriel Ressiguier, députée France Insoumise de l’Hérault, a saisi Mme la ministre de la santé par une question écrite.

Depuis la Loi de transition énergétique du 18 août 2015, l’État a lancé un immense programme d’installation de compteurs d’électricité intelligents, par la société Enedis (ancienne ERDF, et filiale à 100 % d’EDF), pour respecter la transposition d’une directive européenne dans l’article 341-4 du code de l’énergie.

Au total, ce sont 35 millions de ces compteurs communicants qui doivent être installés dans tout le pays d’ici à 2021. À la fin mars 2017, 3 millions et demi étaient déjà en fonction. D’ici la fin de l’année, il est prévu que le rythme de pose passe à 35 000 compteurs par jour pour atteindre cet objectif. Le but affiché est de gérer en temps réel l’énergie en récoltant à distance les données directement chez les particuliers via les compteurs « Linky ». Concrètement, les données transmises par les compteurs s’effectuent au moyen de la technologie CPL (Courant porteur en ligne), qui les achemine sous forme d’impulsions électriques, à travers les circuits domestiques normaux. Or, ces circuits ne sont pas blindés, ce qui permettrait d’éviter le rayonnement des champs électromagnétiques artificiels qui les traversent.

Toutefois, si l’on reprend en détail la directive européenne 2009/72/CE, elle s’attarde moins sur la maitrise des consommations ou la recherche de préservation de la planète que sur l’ouverture et la mise en concurrence au sein du marché intérieur commun aux Etats membres: « Le marché intérieur de l’électricité, dont la mise en œuvre progressive dans toute la Communauté est en cours depuis 1999, a pour finalité d’offrir une réelle liberté de choix à tous les consommateurs de l’Union européenne, qu’il s’agisse de particuliers ou d’entreprises, de créer de nouvelles perspectives d’activités économiques et d’intensifier les échanges transfrontaliers, de manière à réaliser des progrès en matière d’efficacité, de compétitivité des prix et de niveau de service et à favoriser la sécurité d’approvisionnement ainsi que le développement durable.» et n’impose pas une technologie spécifique.

Or, de plus en plus de citoyens font part de réticences vis-à-vis des équipements Linky en raison des risques pour la santé, liés à l’exposition à des champs électromagnétiques artificiels, hypothétiquement cancérigènes : un risque sanitaire encore méconnu et sans doute sous-estimé. Pour rappel, depuis 2011, les radiofréquences sont officiellement classées dans la catégorie 2B des agents physiques « potentiellement cancérigènes » par le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer), organe de l’OMS.

Un rapport de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses), publié en 2016, puis révisé en juin 2017, fait état « d’incertitudes sur les effets sanitaires pour les fréquences mises en œuvre » et appelle à « poursuivre l’étude de ces effets potentiels ».

Face aux craintes exprimées, appliquant le principe de précaution et soucieux de l’intérêt général, les maires de plus de 400 communes ont pris position. Ils ont refusé ou demandé un moratoire concernant la pose des nouveaux compteurs, s’appuyant sur le 5ème alinéa de l’article L2212-2 du Code Général des Collectivités selon lequel le maire peut faire usage de ses pouvoir de police générale « pour assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques », « prévenir, par des précautions convenables, et de faire cesser (…) les pollutions de toute nature (…) les maladies épidémiques ou contagieuses … » et «  pourvoir d’urgence à toutes les mesures d’assistance et de secours et, s’il y a lieu, de provoquer l’intervention de l’administration supérieure ». Mais les préfectures sont revenues sur les délibérations municipales.

C’est pourquoi, je vous demande de bien vouloir envisager la possibilité par l’Etat de se tourner vers un équipement alternatif, non producteur de champs électromagnétiques, et ce, afin d’éviter un nouveau scandale sanitaire potentiel.

Nov 18

Mélenchon invité de BFM

Nov 11

Pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple

11 novembre: comme tous les ans,  commémoration à Gentioux.

Monument aux morts de Gentioux-Pigerolles

« Plutôt qu’un Poilu,  j’ai voulu traduire un cri du cœur. J’ai donc dessiné un orphelin, en tenue d’écolier, montrant du doigt cette inscription gravée dans la pierre et qui était alors sur toutes les lèvres : « Maudite soit la guerre ! »  »  Voilà comment  Monsieur Duburgt, conseiller municipal de Gentioux, ébéniste de son état,  et concepteur  du monument aux morts, explique son projet. Pour en savoir plus sur l’histoire de ce moment voir ici

Ce matin,  à Gentioux, il pleuvait, il faisait froid… Pour autant, cette commémoration là garde tout son sens. Je rejoins complètement l’intervention d’ A. Corbières, député de la FI à l’assemblée nationale  le 31 octobre  : « S’ils sont nécessaires, les dépôts de gerbe et les levers de drapeaux ne sont pas suffisants. Chaque année du souvenir, chaque célébration ne doivent pas être des moments froids figés par des rites, mais l’occasion de discuter des faits historiques, de les questionner et d’en tirer des enseignements pour comprendre le présent et préparer l’avenir. » A ce sujet,  oui, l’heure est venue de la réhabilitation collective, morale et civique des 639 soldats français fusillés pour l’exemple lors de la première guerre mondiale.
152 des 200 conseils municipaux de Haute- Vienne -de tous bords politiques- ont voté une délibération demandant cette réhabilitation.
Notre groupe a proposé en février 2015 puis à nouveau en  décembre 2016 au  Conseil Municipal de Limoges de s’inscrire dans cette démarche. Je regrette profondément le refus obstiné de la majorité municipale, alors que quatre  fusillés pour l’exemple étaient originaires de Limoges.

Nov 03

Compteur Linky: L. Prud’homme interpelle N. Hulot

Loïc Prud’homme, député FI (Gironde) interpelle Nicolas Hulot sur la pose forcée de compteur Linky.

Les usager-ère-s doivent pouvoir choisir si ils souhaitent que leur compteur soit un compteur communicant Linky ou non. Il est inadmissible qu’Enedis (ou ses sous-traitants) usent de l’intimidation, de la force ou de la ruse pour pratiquer la pose des compteurs Linky, comme cela a pu être le cas.

Question écrite au gouvernement publiée au journal officiel le 24 octobre 2017:

M. Loïc Prud’homme alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur des cas de poses forcées de compteurs communicants « Linky ». Le compteur Linky enregistre la consommation électrique des usager-e-s toutes les 10 minutes puis les transmet à l’opérateur énergétique de l’usager-e. L’enregistrement et le stockage de ces données personnelles posent de nombreuses questions quant à leur utilisation, notamment leur diffusion à des tiers. Dans le cadre du respect de leur vie privée certain-nes citoyen-ne-s sont opposé-e-s à l’installation d’un compteur Linky en remplacement de leur ancien compteur ou lors d’un nouveau raccordement.
D’autres usager-e-s ne souhaitent pas avoir un compteur Linky pour des raisons de santé. Alors que ces personnes font état de leur refus d’installation d’un compteur Linky auprès d’Enedis par courrier recommandé, par sommations à ne pas faire d’huissier, ou par la pose de dispositifs bloquant l’accès à leur compteur, Enedis procède à des poses forcées de compteurs Linky. Mme Ségolène Royal alors ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer chargée des relations internationales sur le climat, avait pourtant interpellé Enedis le 21 avril 2017 en stipulant que « Le déploiement du compteur Linky ne doit en aucun cas être perçu comme une contrainte imposée aux usagers et je vous demande de faire cesser ces pratiques ».
Il lui demande ce qu’il compte faire pour qu’Enedis cesse la pose forcée de compteurs Linky aux usager-e-s qui y sont opposé-e-s ?

Nov 03

Linky: le courant ne passe pas !

Tribune du groupe LTG dans le Vivre à Limoges (VAL) n° 121 – novembre 2017

Nov 01

« Plan étudiant » du gouvernement: communiqué des député.e.s FI

La France, 6ème puissance économique mondiale, vient d’annoncer qu’elle n’est plus en mesure d’assurer l’accès au droit à l’enseignement supérieur pour tous les bacheliers.

L’État n’a pas su anticiper les effets du baby-boom des années 2000 sur l’université. Mais le gouvernement actuel, au lieu de faire face en annonçant un investissement budgétaire à la mesure des besoins, enfonce le pays dans un cycle de régression. La hausse de 1 milliard d’euros supplémentaires annoncée pour le quinquennat, soit 200 millions par an : c’est une plaisanterie pour répondre à l’arrivée des 200.000 étudiants sur les 5 prochaines années.

À la question d’un journaliste sur l’éventualité de construction de nouvelles universités, le Premier ministre a clairement esquivé, laissant augurer une amplification du problème des places. Pour éviter l’engorgement, la solution du gouvernement est claire : le tri sélectif des étudiants. C’est une grave rupture des fondations de notre système d’enseignement supérieur. Ce sont les catégories et les territoires les plus populaires qui en feront les frais. La rupture est donc celle de l’égalité.

La mise en place des avis des conseils de classe transmis aux universités et la fin de la priorité académique vont accroître la mise en concurrence des élèves et des établissements. La logique générale des mesures annoncées va concrètement pénaliser celles et ceux dont le bagage social et culturel de départ est le moins doté. La sélection pour les filières en tension comme les modules de « remise à niveau » seront de ce point de vue calamiteux.

A l’opposé, nous proposons de doubler le budget de l’enseignement supérieur et de créer une allocation autonomie pour les étudiants, sans condition de ressources. La construction de nouveaux sites d’enseignement supérieur et d’un service public unique d’orientation dans chaque lycée figurent parmi notre priorité. Évidemment cela suppose de mettre fin aux cadeaux aux plus riches et aux multinationales, de sortir de l’austérité budgétaire.

Une société qui progresse sur le terrain social, culturel et démocratique est une société qui investit dans l’élévation du niveau de formation de toute sa jeunesse. Par ailleurs, les modifications du travail impliquent un niveau de formation toujours plus élevé. Le nombre de jeunes qui accèdent au baccalauréat est croissant, et c’est heureux. Nous devons donc assurer leur insertion toujours plus massive dans l’enseignement supérieur.

C’est pourquoi nous condamnons l’orientation du gouvernement qui ne prend aucunement la mesure des conditions de vie des étudiants. Tant d’entre eux travaillent pour financer leurs études, vivent sous le seuil de pauvreté, prennent leurs cours sur les genoux et dans le froid faute de chauffage, subissent l’insalubrité des Cités U… Cette situation est inacceptable. Nous appelons la jeunesse à se mobiliser contre ces funestes annonces gouvernementales.

Paris le 30 octobre 2017

Oct 10

Place de la République: reboucherez-vous le trou avant 2022 ?

J’hésite Mr le Maire à prononcer cette intervention : est-elle encore vraiment opportune ? Si j’en crois le VAL n° 120 qui circule depuis plus d’une semaine sur les réseaux sociaux, notamment sur twitter : « L’ensemble du projet final de la place de la République a été présenté et validé au conseil municipal du 27 septembre dernier » (page 10). La délibération est donc réputée adoptée avant même que la séance du Conseil ait eu lieu ! Belle performance.

Donc l’enveloppe financière de la 1ère phase du projet (secteur Nord) a passablement grossi (+ 30%) pour atteindre près de 10 M€ soit 2,3 M€ de plus. Espérons que l’escalade s’arrêtera là. Il serait nécessaire d’avoir quelques précisions sur cette 1ère phase:

  • comment seront gérées les places de parking durant les travaux, qui débuteront rapidement, semble-t-il début 2018 ?
  • lors de cette phase Nord du projet, les travaux sur la voirie nécessiteront-ils ou non des fouilles archéologiques ponctuelles ?
  • quand pensez vous pouvoir disposer du permis d’aménager sachant qu’il doit obtenir l’aval de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) ?

Lors de la présentation du projet qui nous a été faite avant la commission des finances (et nous vous remercions, Mr le Maire d’avoir organisé cette présentation) il a été précisé que la seconde phase des travaux, pour laquelle il y aura une nouvelle enveloppe financière, de nouveaux appels d’offre… serait livrée fin 2022 c’est à dire dans plus de 5 ans. D’ici là que deviendra le chantier des fouilles et le trou béant qui  va avec, qui risque de très vite devenir une véritable poubelle ? Le trou va-t-il être rebouché ? Si ce n’est pas le cas, des vestiges aussi fragiles pourront-ils vraiment rester sous bâche, face au gel, encore plusieurs hivers sans dommages ? Quelle est la position de la DRAC à ce sujet ?

Intervention à la séance du Conseil Municipal du 30 septembre 2017

Oct 09

Ravalement obligatoire des façades : vous donnerez-vous les moyens de vos ambitions ?

Avec cette délibération, vous souhaitez doter la municipalité d’instruments supplémentaires d’action publique pour la rénovation des façades du bâti ancien.

Cette démarche pourrait être intéressante à condition qu’il ne s’agisse pas simplement de menacer les propriétaires de sanctions qui risquent bien au demeurant d’ être peu efficaces, voir contre-productives. Car attention: un crépis sur un mur en granit ou à pans de bois et c’est le désastre architectural assuré ! En effet les crépis sont à base de ciment, et ne sont pas compatibles avec les techniques de construction traditionnelles.

En matière de préservation du patrimoine, mieux vaut donc ne rien faire que mal faire.

Pour être autre chose qu’une machine à punir, un tel projet ne pourra être que très ambitieux et donc très lourd et s’inscrire dans une perspective longue: c’est bien d’un engagement à 10 ans qu’il doit s’agir. Et il doit être préparé et mené en étroite coopération avec les différents acteurs concernés: les services municipaux bien sûr mais pas seulement, l’Architecte des Bâtiments de France (ABF), les professionnels du bâtiment et notamment des artisans formés au bâti ancien. Est-ce le cas ? Quelles seront les procédures de contrôle et par qui ? Et quels moyens durables sont prévus pour expliquer et organiser tout ce dispositif aux limougeaud-es ?  Faute de réponses claires et précises à ces questions, nous nous abstiendrons sur cette délibération.

Intervention en séance du Conseil Municipal du 30 septembre 2017

Oct 09

Une heureuse initiative qui devrait en appeler d’autres !

 

Une fois n’est pas coutume Monsieur le Maire: bravo !

C’est une très heureuse initiative que d’étudier la possibilité pour la Ville de produire de l’énergie verte. Bien sûr, si l’étude devait conclure à la pertinence de ce projet, cette production électrique devra être gérée par la collectivité: pas question pour nous, au bout du chemin, de la donner en concession.

Il serait bon aussi que la ville utilise cette électricité verte pour couvrir une part de ses propres besoins, dans le cadre d’un programme de sobriété énergétique, notamment en réduisant les gaspillages par exemple ceux relatifs aux panneaux publicitaires à écrans de la ville, aux éclairages surdimensionnés, etc…

Et dans la foulée pourquoi ne pas aller plus loin ?

La Vienne est parsemée de digues-cascades qui alimentaient autrefois les biefs pour les turbines de différents industries (moulins, filatures, tanneries, …). La force de l’eau était alors convertie en énergie mécanique pour les machines. Certes, le débit est variable dans l’année, les hauteurs de chutes sont faibles et sans doute bien moins favorables que celles du présent projet.

Mais ne serait-il pas opportun, dans la foulée, de réaliser une étude de faisabilité pour l’ implantation par la municipalité de microcentrales hydro-électriques sur certains sites, par exemple juste en amont du Pont St-Martial ? Il y aurait vraisemblablement d’autres sites à considérer, en amont et en aval.

Au-delà de produire une énergie renouvelable, la Ville pourrait trouver dans un tel projet un atout pour l’aménagement et l’entretien de la rivière, voire un point d’intérêt écolo-touristique par une mise en valeur didactique, y compris avec des références au patrimoine industriel historique.

Intervention à la séance du Conseil municipal du 30 septmebre 2017

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