Au-delà de l’évènementiel et des paillettes, le vrai tableau de la réalité limougeaude…. 

Le compte administratif 2017 nous indique comment les deniers publics ont été utilisés par la Ville et comment celle-ci a trouvé ses ressources l’année dernière. De ce point de vue, les chiffres confirment amplement ce que chaque limougeaud.e a pu constater. 2017 fut une année douloureuse pour son porte-monnaie de contribuable !

En augmentant de 7% en moyenne le taux des impôts locaux en 2017, vous avez prélevé 5,6 M€ d’impôts directs supplémentaires. Pour une équipe qui avait fait de la baisse des impôts sa principale promesse électorale,  belle réussite !

Mais il n’y a pas que les contribuables… Les recettes de stationnement augmentent encore très fortement cette année: après une hausse de plus de 300 000 € en 2016, c’est une nouvelle flambée de près de 600 000 € en 2017, du fait de l’élargissement du stationnement payant. Près d’un million d’€ de plus prélevé en 2 ans sur les automobilistes, c’est vraiment beaucoup. On comprend le mécontentement qui monte. Je voudrais insister ici sur les effets en cascade de cet élargissement du périmètre du stationnement payant, qui empoisonne la vie quotidienne de beaucoup de limougeaud.e.s, et pas seulement de celles et ceux qui payent.

En effet, afin de ne pas avoir à acquitter leur écot tous les jours pour se garer, nombreux sont celles et ceux qui, contraints de prendre leur voiture pour venir travailler à Limoges en provenance de communes périphériques, vont se garer dans des zones où le stationnement reste gratuit. Et par effet domino, il y a ainsi un très large déplacement du stationnement sur la ville… Si bien que dans de nombreux quartiers, les résidents, eux, ne peuvent à présent plus se garer à proximité de chez eux !

On a là je crois la parfaite illustration de ce qu’il ne faut pas faire. Bien sûr qu’il faut chercher à sortir la voiture de la ville ! On est d’accord… Mais il faut l’organiser, il faut planifier de telle sorte que les gens puissent avoir des solutions alternatives à la voiture individuelle.  Au lieu de quoi, vous avez dit: « Payez », sans vous préoccuper du reste, en instaurant qui plus est un système extrêmement complexe cumulant les problèmes: machines convenant mal aux personnes mal-voyantes, grande diversité de zones et de formules d’abonnement, pourtant assez mal adaptées à la diversité de besoins,… Si bien que finalement et inévitablement, l’ajustement se fait de manière désorganisée et sauvage, chacun faisant comme il peut…

J’en reviens à nos propositions: sur la base de la gratuité pour tous, il faut un plan cohérent, simple et pratique de transports urbains, concerté avec les usagers, pour permettre à l’échelle de l’agglo la fluidité des déplacements notamment dans la Ville centre. C’est l’intérêt bien compris de tous les usagers de notre ville, qu’ils y résident ou non. Et c’est de la sorte qu’on pourra gagner la bataille environnementale.

Pour le reste, l’austérité continue… La plupart des services municipaux ont à nouveau enregistré des baisses de crédits de fonctionnement. Ainsi, comme chaque année désormais, notre BFM a encore réduit ses achats de documents: en 3 ans, nous en sommes à une amputation de près du tiers de son budget annuel d’acquisition ! Jusqu’où ira-t-on ? La fréquentation de la patinoire a reculé de même que celle de nos piscines, effet notamment de la destruction de celle de Beaubreuil. Pour faciliter la vie associative, on a augmenté de plus de 6% les locations et autres redevances demandées aux associations pour l’utilisation des salles municipales.  Et pour répondre à la nécessité d’animer le territoire et de créer du lien social en proposant des loisirs adaptés… on a réduit les dépenses de près de 4% ! De même, pour conforter le tissu associatif de proximité, les subventions aux structures d’animation de quartier ont été réduites de 55 000 € soit une baisse de 6%. Comprenne qui pourra… Même constat pour la politique dite de solidarité, et je pourrais continuer l’énumération…

Quant aux investissements, hors stade de Beaublanc, ils ont à nouveau baissé cette année.

Au-delà de l’évènementiel et des paillettes, voilà bien le vrai tableau de la réalité de votre action. 

Nous voterons contre cette délibération.

Intervention lors du Conseil Municipal du 27 juin 2018

Passer en Communauté Urbaine… mais pour faire quoi ?

Une CU, pour faire quoi  ? Ce devrait être LA question.

Pourquoi tel n’est pas le cas ? C’est simple: parce que vous êtes tous d’accord, majorité municipale et d’agglo, vous partagez globalement le même projet: la course à la taille avec la fuite en avant dans la métropolisation. D’ailleurs Mr le Maire vous l’avez dit: le passage en CU se doit pour vous d’être une étape permettant ensuite d’accéder au statut administratif de Métropole… actant alors la fin du département. Tout est dit !

Ainsi êtes-vous tous d’accord pour combler le gouffre grandissant de l’aéroport de Bellegarde.  Le financement en est quasi intégralement à la charge des contribuable*: quand un voyageur y prend l’avion, c’est tout pour la compagnie et pas un radis pour l’aéroport ! Il est bien loin le temps – c’était en 2007- où la Cour des comptes notait que « la situation financière de l’aéroport est confortable ». Depuis, le nombre de passagers a chuté de plus de 20%** et les subventions publiques, elles, ont plus que doublé passant de  3 M€ (soit 10,33€ / passager) à 6,2 M€ (soit plus de 20 €/passager). Et on est averti: ça grimpera encore ! « A structure budgétaire constante, l’équilibre de la section de fonctionnement pourrait se durcir à l’avenir » notait sobrement le rapport de la CLECT en septembre dernier. Que proposez-vous ? Développer les lignes intérieures, Limoges-Paris et Limoges-Lyon, deux trajets d’environ 400 kilomètres, alors que les trajets courts sont les plus polluants, le décollage et l’atterrissage étant particulièrement énergivores. Mieux, vous n’excluez pas, Mr le Maire, « les sauts de puce »: des trajets Agen-Limoges-Paris ou encore Limoges-Brive-Lyon ! Autant dire que l’avion décolle pour atterrir : une aberration écologique…. Ce qui ne vous empêche pas en même temps (il est vrai qu’à présent vous êtes En Marche) de vous revendiquer de l’écologie ! Nous le disons tout net: non, la transition écologique ne passera pas par le transport aérien, de courte distance qui plus est. Nous ne proposons évidemment pas d’en finir sur l’heure avec Bellegarde, mais il faut planifier la transition écologique. Et pour préparer l’avenir, la seule perspective raisonnable c’est le train. Plutôt que rêver à une autoroute, payante qui plus est, il faut défendre bec et ongles nos lignes TER; de même il faut se battre plus pour la ligne POLT et aussi pour créer les conditions d’une remise en circulation de la transversale Bordeaux-Lyon véritable plus-value d’aménagement du territoire avec la connexion vers l’est et formidable opportunité pour le frêt, alors que l’arc Atlantique et le canal rhodanien sont saturés.

Telle n’est à l’évidence pas votre perspective. Vous vous êtes d’ailleurs bien gardé de chercher à en savoir plus sur ce qu’il adviendra des 3,4 M€ de dotations supplémentaires reçues de l’État. 1 M€ ira à la voirie, soit… il en reste donc 2,4. Gageons qu’il n’en subsistera pas lourd pour l’Université et la recherche après avoir payé pour l’aéroport.

Mais puisque j’en suis aux transports, je voudrais insister tout particulièrement sur l’enjeu des transports urbains pour un territoire comme le nôtre. A l’heure où la Ville de Paris vient de lancer une étude pour la gratuité, où Bonn et Essen en Allemagne vont la tester, malheureusement aucune perspective de ce genre chez nous…  Je rappelle ici  notre proposition de passer à la gratuité des transports urbains sur l’agglo. L’agglo de Dunkerque a expérimenté pendant deux ans la gratuité les week-end. Conclusion: les comportements en ont été modifiés en profondeur. « Maintenant, on vient à Dunkerque en bus et on repart en bus, on ne prend plus la voiture le week-end» témoignent des habitants de l’agglo dunkerquoise. « Du fait de la gratuité, les classes moyennes commencent à réintégrer les bus » constate un chauffeur. Pour le maire de la ville, cette mesure a eu une influence très positive non seulement sur Dunkerque mais aussi sur les communes alentours. « En Anglais, free veut dire gratuit mais aussi libre. Avec la gratuité du bus, c’est la ville qui devient libre. » Le bilan est si satisfaisant que la gratuité va être étendue à tous les jours de la semaine dès septembre prochain. Pourquoi ce qui est valable à Dunkerque ne le serait-il pas à Limoges ? Il y a quelque temps de cela, vous trouviez, Mr le Maire, quelques vertus à nos propositions pour les transports urbains; mais vous regrettiez alors le climat de travail dans l’agglo empêchant d’avancer sur ce terrain là aussi. Les relations étant désormais apaisées, rien ne semble donc plus s’y opposer…

Je voudrais aborder aussi la question de l’eau. Avec le passage en CU, le transfert de notre régie publique vers l’agglo va être anticipé. Un rapide état des lieux montre que sur les 20 communes de la future CU, plus de la moitié – représentant près de 60% de la population hors ville de Limoges -, sont en DSP à des groupes privés, notamment à la SAUR. Et dans ces communes, comme Panazol ou Saint Just le Martel, les tarifs de l’eau sont beaucoup plus élevés qu’à Limoges ou dans les communes relevant du Sytepol: autour de 20% de plus au m3. Dans le protocole d’accord*** qui nous est soumis, il est précisé qu’un des élus proposés par la Ville de Limoges se verra conférer une délégation de fonction sur cette compétence. Nous espérons qu’il faut voir ici une garantie apportée sur la pérennité de notre Régie publique. Mais n’y aurait-il pas une opportunité à explorer en permettant à terme à l’ensemble de la population de la CU de bénéficier des avantages indéniables de la Régie publique ? N’est-ce pas une éventualité qui devrait être examinée  ?

Enfin, j’aimerai aborder la question des équipements d’intérêt communautaire. A ce jour ils sont 3: le Zénith, l’Aquapolis et le Vélodrome. Vous n’avez pas fait mystère Mr le Maire de votre souhait de faire reconnaître d’intérêt communautaire des équipements municipaux actuels tels le Stade de Beaublanc. Où en êtes-vous de ces perspectives ? Qu’en sera-t-il à terme par exemple de l’avenir de la BFM ou des musées municipaux avec le passage à la CU ?

Intervention lors de la séance du Conseil municipal du 27 juin 2018

* Selon le rapport de la CLECT (22/09/2017), les recettes de fonctionnement du SMALB s’élevaient en 2016 à 6 279 977 € dont 6 244 094 € de participations directes des collectivités territoriales soit … 99,4%.

** D’après la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) le trafic passager de l’aéroport Limoges Bellegarde est passé de 390 217 en 2007 à 309 209 en 2017.

*** Consulter ce protocole d’accord:

Délibération transformation en communauté urbaine - Protocole d'accord
Titre: Délibération transformation en communauté urbaine - Protocole d'accord (0 clic)
Légende:
Nom du fichier: deliberation-transformation-en-communaute-urbaine-protocole-daccord.pdf
Taille: 585 KB

En finir avec la pauvreté…

A l’initiative du Groupe d’Action FI de Panazol,

Réunion publique le 22 Juin.

 

 

Mon académie j’y tiens… 

Pétition interfédérale CGT éduc’action, FNEC-FP FO, FSU, Sgen-CFDT, SNALC-FGAF, SUD éducation, UNSA éducation adressée à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale, pour le maintien de l’académie de Limoges.

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale,

Dans un rapport publié le 13 mai, l’Inspection générale de l’éducation nationale fait un bilan de la mise en œuvre des régions académiques créées en 2015, conséquence de la réforme territoriale mise en place la même année. Les rapporteurs affirment qu’il est nécessaire d’aller plus loin. Ce rapport préconise d’arriver à l’horizon 2021 à 13 académies métropolitaines dont la carte se superposerait à celle des 13 nouvelles régions. En ce qui concerne les académies de Limoges, Bordeaux et Poitiers, la fusion est préconisée dès 2020. Vos récentes déclarations, lors de votre visite en Creuse le 19 mai, laissent entendre que vous reprenez ces conclusions à votre compte.

Le rôle du Ministère se limiterait à la ventilation des moyens aux académies des grandes régions. Le Recteur unique de Bordeaux aurait toutes les compétences : gestion des personnels, budgets, carte scolaire, carte des formations …Il aurait par ailleurs une grande  latitude dans la définition de la politique éducative régionale. Les conséquences en terme de fermetures d’écoles, de collèges, de lycées et lycées professionnels pourraient être dramatiques dans l’Académie de Limoges.

Le rapport préconise également de réexaminer la carte des circonscriptions du 1er degré, d’expérimenter de nouvelles formes d’organisation territoriale et d’aborder la question du statut des écoles et de leurs directions.

Des mutualisations seraient opérées entre les services actuels des différentes académies dont les principaux objectifs sont la réduction des coûts budgétaires et des suppressions d’emplois. Elles conduiraient à une dégradation des conditions de travail de tous les personnels et à des mutations fonctionnelles ou géographiques contraintes, à l’image de ce qui s’est passé dans les autres services de l’Etat dans le cadre de la réforme territoriale

Tout cela ne serait pas sans conséquence sur la qualité, la diversité et la proximité de l’offre éducative et sur la gestion de l’ensemble des personnels.

La régionalisation de l’éducation, à laquelle conduiraient les orientations de ce rapport, ne peut mener qu’à davantage d’inégalités dans l’accès des jeunes aux qualifications.

C’est pourquoi dans la perspective de l’amélioration du Service Public d’Éducation sur notre territoire, nous exigeons le maintien et l’amélioration du modèle académique actuel et demandons les créations de postes nécessaires et nous refusons :

✓  la suppression de l’Académie de Limoges ;

✓  l’accroissement du pouvoir du Recteur de Bordeaux sur notre académie ;

✓  les suppressions de postes, les mutations fonctionnelles ou géographiques imposées pour les personnels du rectorat et des DSDEN ;

✓  la perspective d’une réorganisation territoriale qui viserait à réduire le nombre de circonscriptions et à nommer un DASEN sur plusieurs départements ;

✓  la régionalisation du recrutement et du mouvement des enseignants du 2d degré ;

✓  l’affaiblissement de l’offre éducative sur notre territoire ;

✓  la fermeture d’écoles, collèges, lycées, lycées professionnels ;

✓  la lente dévitalisation de nos  départements.

Signez la pétition en ligne

Le 26 mai: il y a tellement de raisons de se rassembler à 16 h à la Gare des Bénédictins !

Voir le site national de la Marée populaire

Marée populaire, le 26 mai à Limoges: 16 H Bénédictins

Le 26 mai, marée populaire à Limoges pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité

– Gare des Bénédictins, 16h:  départ de la manifestation

– Fin de journée, esplanade de la FAC de droit (en dessous de la BFM quartier mairie): restauration, bière et jus de pomme locaux, musique…

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l’égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations…
Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la  nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis
écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

Signataires :                                                                                                                                                         Alternative et autogestion
Alternative Libertaire
APEIS                                                                                                                                                                            Association Nationale des élu.e.s communistes et républicains
ATTAC
Climat social
Collectif des Associations Citoyennes
Collectif National pour les Droits des Femmes
Collectif La Fête à Macron
Confédération Générale du Travail                                                                                       Confédération Nationale du Logement
Coordination des Intermittents et Précaires                                                                                 Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité
Convergence nationale de défense des services publics                     
DIDF
DIEM25
Droit au Logement
Ecologie sociale
Europe Ecologie Les Verts                                                                                                                        
Les Effronté.es
Ensemble !
Femmes Egalité
Fondation Copernic
France Insoumise
Gauche Démocratique et Sociale
Génération.s
MJCF                           
Mouvement de la Paix                                                                                                                     Mouvement Ecolo
Mouvement National des Chômeurs et Précaires
Nouvelle Donne
Nouveau Parti Anticapitaliste
Parti Communiste Français
Parti de Gauche
Parti Ouvrier Indépendant Démocratique
PCOF
PCRF
République et Socialisme
Résistance Sociale
Snesup-FSU
Solidaires
Syndicat des Avocats de France
Syndicat de la Magistrature
UEC
UNEF
UNL

En savoir plus ici

Bernard Friot à l’UPL

Université: la mobilisation prend de l’ampleur, Macron joue la répression et la violence

Ce lundi 7 mai, alors que les étudiant.e.s mobilisé.e.s contre la loi ORE et la réforme du bac tentaient de bloquer les campus de Lyon 2 et de l’université de Grenoble Alpes, ils ont fait face à des interventions policières cherchant à les déloger.

Les groupes ont subi une répression policière lourde. A Lyon, des chiens policiers ont été lâchés par les forces de l’ordre pour traquer les étudiant.e.s qui tentaient d’échapper à la police en se cachant dans des buissons, à Grenoble plusieurs blessé.e.s – dont un est à l’hôpital – ont été recensé.e.s suite aux coups de matraques délivrés par les forces de l’ordre. Au moins sept militant.e.s ont été interpellé.e.s dont trois au moins ont été mis en garde à vue.

Depuis le 8 mars 2018 et l’expulsion de l’université Bordeaux II, l’offensive du gouvernement est violente. Elle s’accélère depuis 20 avril et l’expulsion de l’antenne de Paris 1 Tolbiac occupée. En délogeant en quelques semaines de façon musclée les étudiant.e.s mobilisé.e.s de Bordeaux, Nanterre, Tolbiac, Censier, Grenoble, Nancy, Metz, Strasbourg, Lille, Montpellier, Lyon et Clignancourt, Emmanuel Macron montre son visage autoritaire et cherche à ce que cesse toute contestation. A l’heure où la propagande gouvernementale se targue de se concerter avec les étudiant.e.s et les universitaires sur la mise en place de la réforme de la sélection à l’université, c’est une conception originale de la démocratie et du dialogue avec les premier.e.s concerné.e.s tentant de s’exprimer de façon pacifiste à laquelle nous assistons.

Pour le Parti de Gauche, engagé avec la France Insoumise pour la défense du service public de l’université et des libertés académiques, cette violence encouragée par le gouvernement et les forces de police est inadmissible. Depuis mai 1968, jamais aucune mobilisation étudiante n’avait vu une telle répression et des policier.e.s s’installer dans les universités en évacuant à coups de matraques les étudiant.e.s. Il est nécessaire que cessent ces violences et que les policier.e.s sortent des universités pour les rendre aux étudiant.e.s.

La sortie de crise passe par l’abandon des réformes universitaires en cours, en premier lieu de Parcoursup, par la négociation d’un plan d’investissement massif pour la jeunesse et l’enseignement supérieur, et par une remise à plat des dispositifs de soumission technocratique et austéritaire de l’enseignement supérieur mis en place depuis onze ans.

Le Parti de Gauche apporte son soutien aux lycéen.ne.s, étudiant.e.s et enseignant.e.s engagé.e.s dans ce combat et réitère sa détermination contre la loi ORE, Parcoursup et les répressions policières qui s’intensifient à mesure que le mouvement s’étend.

Le Réseau Jeunes du Parti de Gauche

le 9 mai 2018

Un sacré pot-au feu !

Superbe réussite pour la Fête à Macron: plus de 100 000 personnes, une ambiance festive, imaginative, carnavalesque… et ô combien déterminée !

RDV le 26 mai, pour un mobilisation populaire massive…

5 Mai à Paris: Soyons festifs et revendicatifs… L’appel de Regards

Regards publie  un appel de plus de cinquante artistes et intellectuel-les qui appellent à un rassemblement citoyen le 5 mai, à Paris, pour protester contre la « politique libérale et autoritaire » d’Emmanuel Macron. Dans la fête, la revendication, la pluralité, la conquête et le rassemblement.

Voilà bientôt un an qu’un nouveau président a été élu à la tête de l’Etat. Depuis, une fois de plus, les inégalités sociales et territoriales s’aiguisent, les services publics et les biens communs sont attaqués. Les libertés publiques et le droit d’asile sont menacés, la démocratie vacille. La colère s’exprime de toute part. A juste titre : elle doit être entendue et, pour cela, se faire action collective. Festive, revendicative, plurielle, conquérante, rassembleuse. En un mot : populaire.

Le 4 avril, près de 2 000 citoyens, syndicalistes, étudiants, cheminots, élus, intellectuels, étaient réunis à la Bourse du travail à Paris. Les participants ont lancé la proposition d’une manifestation nationale, le samedi 5 mai. Saisissons cette opportunité ! Cette marche ne doit pas être celle d’une personnalité, d’un mouvement politique ou d’un syndicat. Elle sera, tout simplement, l’occasion pour toutes et tous d’exprimer le refus de la politique libérale et autoritaire d’Emmanuel Macron. Son mot d’ordre ? Tous ensemble ! Nous souhaitons que cette journée soit une réussite. Nous nous associons donc, nous artistes et intellectuels, pour faire du 5 mai 2018 une étape décisive, afin que soit mise à mal une politique au service des puissants et de l’argent. Le nombre sera notre force. Soyons au rendez-vous.

Christophe Alévêque, humoriste
Isabelle Alonso, écrivaine
Ariane Ascaride, comédienne
Lauren Bastide, journaliste
François Bégaudeau, écrivain
Hourya Bentouhami, philosophe
Laurent Binet, écrivain
Romane Bohringer, comédienne
Julia Cagé, économiste
Olivier Cadiot, écrivain
Robin Campillo, réalisateur
Laurent Cantet, réalisateur
François Chaignaud, chorégraphe
Samuel Churin, comédien
Laurence De Cock, historienne
Alexis Cukier, philosophe
Marie Desplechin, écrivaine
Virginie Despentes, écrivaine
Rokhaya Diallo, réalisatrice et écrivaine
Eva Doumbia, metteure en scène
Laetitia Dosch, comédienne
Annie Ernaux, écrivaine
Eric Fassin, sociologue
Corentin Fila, comédien
Amandine Gay, réalisatrice
Robert Guédiguian, réalisateur
Nacira Guénif, sociologue
Eva Husson, autrice et réalisatrice
Juliette, chanteuse, parolière, compositrice
Geoffroy de Lagasnerie, sociologue et philosophe
Yvan Le Bolloch’, comédien et musicien
Elisabeth Lebovici, historienne, critique d’art
Blandine Lenoir, réalisatrice
Edouard Louis, écrivain
Philippe Mangeot, enseignant
Roger Martelli, historien
Caroline Mécary, avocate
Phia Ménard, performeuse et metteuse en scène
Vincent Message, écrivain
Guillaume Meurice, humoriste
Gérard Mordillat, cinéaste et romancier
Mouss et Hakim (Motivés/Zebda), chanteurs
NnoMan, photoreporter
Océanerosemarie, auteure et comédienne
Thomas Piketty, économiste
Didier Porte, humoriste
Denis Robert, journaliste et écrivain
Frédéric Sawicki, politiste
Nicolas Silhol, réalisateur
Bernard Stiegler, philosophe
Aurélie Trouvé, agro-économiste
Dominique Vidal, journaliste
Arnaud Viviant, écrivain, critique littéraire
Jacques Weber, acteur, réalisateur, scénariste
Alice Zeniter, écrivaine

Voir l’article ici

Un car partira de Haute-Vienne. Renseignements et inscription:

– par tél :  06 12 04 33 64

par mail : lafetamacron@gmail.com

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