Vœu sur la LGV

Seul le groupe LTG et Marie-Anne Kerbrat (EE-LV) ont voté ce vœu; tous les autres groupes (FN, Droite et PS) ont voté contre. vœu LGV

Face au FN, on ne déserte pas… on se bat

Lors du Conseil Municipal du 30 septembre, le Maire de Limoges a pris la responsabilité de donner au FN la présidence du groupe de travail créé par la majorité municipale pour revoir le dispositif des subventions aux associations de la ville.

Cette décision nous semble particulièrement grave aussi bien au niveau idéologique (dans la proximité entre la majorité municipale et les idées d’extrême-droite qu’elle exprime) que par les conséquences possibles, voire prévisibles, pour un certain nombre d’associations de notre ville.
Il n’aura donc guère fallu de temps pour qu’un Maire novice en politique et qui prétendait « faire de la politique autrement », n’endosse dans les faits un costume politicien des plus éculés ! En effet comment peut-on, dans la même séance du Conseil, prétendre rendre hommage à Georges Guingouin, en donnant son nom à un grand pont de notre ville, et répondre favorablement à la demande du FN d’obtenir la présidence d’un groupe de travail municipal ?
Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’amalgame implicite ainsi opéré. Il est indigne de donner à penser qu’on pourrait renvoyer dos à dos les combats de la Résistance en général, ceux de G. Guingouin en particulier, et les agissements de l’extrême-droite, au motif de satisfaire à la fois une prétendue extrême-gauche et la bien réelle extrême-droite.
En réalité, la majorité municipale ne doit sa victoire qu’à l’apport de voix de la droite extrême. Le FN a d’ailleurs validé jusqu’à présent toutes les décisions municipales significatives: soutien réitéré autant qu’inconsidéré à la LGV, arrêtés dits « anti-mendicité », fin de la gratuité des activités périscolaires, remise en cause des objectifs de logements sociaux sur la ville… Sous la pression du FN et de la partie la plus extrêmisée de sa propre majorité, le maire donne donc des gages et cède.
Face au FN, on ne déserte pas… on se bat !
Pour sa part, le groupe Limoges Terre de Gauche participera donc à ce groupe de travail municipal pour y exercer une vigilance démocratique. Et nous œuvrerons en faveur de la libre expression de toutes et tous, dans la diversité et le respect mutuel.
Tel est l’idéal démocratique pour lequel nous ne cesserons pas de nous battre.

Limoges le 9 octobre 2014

Non, il n’y a pas trop de logements sociaux à Limoges !

images-3Non, Monsieur le Marie, il n’y a pas trop de logements sociaux à Limoges. Et oui, « un toit, c’est un droit ».
La nouvelle majorité municipale prétend réduire le nombre des logements sociaux. On passerait ainsi d’un objectif de 20% de logements sociaux dans les programmes de logements neufs à 10%.
Décidément la droite n’aime pas les pauvres. Non content d’avoir ouvert cet été la chasse aux mendiants, vous vous en prenez à présent aux logements sociaux !

C’est donc ça la droite sociale qu’on nous avez annoncée… Qu’est-ce que cela serait si elle était anti-sociale ! Dans les villes où elle est arrivée à la mairie en mars dernier, c’est pas moins de 15 000 logements sociaux que nationalement la droite a déjà remis en cause à ce jour.
Or historiquement le logement social occupait une place importante dans notre ville.
• Certes ce n’est pas le cas dans nombre de communes de l’agglo et nous pensons, nous aussi, qu’il faut augmenter la programmation de logements sociaux dans celle des communes qui sont déficitaires avec moins de 20% de logements sociaux. Mais pourquoi opposer l’une aux autres ?
• Quant à notre ville, elle connaît c’est vrai, un taux élevé de vacances dans le parc social, mais dans certains quartiers seulement, alors que globalement la demande de logements sociaux reste importante. Au lieu de réduire la voilure, mieux vaudrait s’interroger sur les raisons de cette situation et y remédier. Ce qui impliquerait d’impulser de nouvelles orientations à l’action municipale avec comme ligne directrice la promotion du vivre ensemble dans tous les quartiers, de renforcer les liens avec les associations de locataires comme la CNL, et de recruter des médiateurs pour favoriser le vivre ensemble.
• Nous pensons aussi qu’il faut développer des structures et des logements adaptés aux personnes les plus précaires (en augmentant le nombre d’accueils du dispositif « La Passerelle » par exemple).
• Enfin dans le parc privé, si depuis 5 ans, les prix sont orientés à la baisse, ils restent malgré tout encore très/trop élevés, ne permettant pas à nombre de limougeauds de se loger comme ils le souhaiteraient, alors même que dans la ville les logements vides, à louer et/ou à vendre se comptent par milliers !
L’échelon municipal a une capacité d’intervention importante sur cette question, déléguée certes à l’agglomération en grande partie. Mais la mairie peut préempter les taudis ou immeubles vétustes, et constituer avec le temps des lots, qu’elle ne doit pas revendre à des promoteurs immobiliers pour la réalisation de programmes neufs. Préoccupés plus de rendements financiers que de programmes répondant aux besoins de la population, ces promoteurs vendent de la défiscalisation plutôt que du logement. Avec des programmes de construction pas toujours adaptés à la demande: très grand nombre de petites surfaces, pour des loyers souvent inabordables, que les éventuels locataires fuient dès qu’ils le peuvent, et que les propriétaires revendent parfois avec de lourdes pertes après avoir été trompés ! De nombreux quartiers, centre ville compris, se sont transformés ainsi peu à peu en lieux résidentiels et sans vie. Pour sortir de cette spirale et mieux répondre aux besoins de la population, la ville se doit selon nous de maîtriser ses programmes immobiliers.

Loin de cultiver les oppositions entre territoires, entre quartiers, entre habitants, nous pensons qu’il faut au contraire promouvoir la solidarité.

Intervention au Conseil Municipal du 30 septembre 2014

Vœu interpellant la Poste sur la distribution du courrier à Limoges

Le vœu a été adopté.

Vœu Poste

30 septembre: manifestation devant la mairie pour la gratuité périscolaire

A l’appel du Collectif pour la gratuité périscolaire,

Manifestation pour « la gratuité partout, l’école pour tous » lors du Conseil municipal.
Devant la Mairie – 18 H –

gratuite

Pour la gratuité inconditionnelle de toutes les activités périscolaires

images-2Les équipes passent, la méthode reste: les rythmes scolaires sont traités en CM le 8 juillet, 3 jours après la fin des cours. Ainsi, ni les parents, ni les enseignants, ni les personnels de mairie, ni les animateurs ne peuvent pleinement réagir.

La mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires à Limoges à la rentrée 2013 avait été calamiteuse. Plutôt que de reporter l’application d’un an, comme l’avaient souhaité de nombreux conseils d’école, l’ancienne équipe avait préféré une mise en œuvre précipitée. Ce qui n’a pas été pour rien dans la raclée électorale qu’elle a pris au printemps dernier…

Mais gageons que la rentrée 2014 ne sera guère plus reluisante. Monsieur le Maire nous voterons résolument contre cette délibération pour des raisons tout à la fois de fond et de méthode.

Sur la méthode tout d’abord: comment un dispositif aussi important pour les familles, pour les enseignants, pour les animateurs peut-il être annoncé aussi tardivement, alors même que l’année scolaire est terminée. Belle démocratie municipale !

Sur le fond: vos propositions de réorganisation des temps scolaires suscitent à juste titre la stupéfaction et l’indignation de bon nombre d’enseignants ainsi que des inquiétudes et des incertitudes chez les parents et les animateurs.

Vous prétendez lutter contre les coûts élevés pour la commune de l’application de la réforme en remettant en cause notamment la gratuité des études surveillées et de la garderie du soir. Or cette gratuité existe depuis des lustres à Limoges, bien avant la réforme des rythmes, à la très grande satisfaction des enseignants et des parents. Elle n’est donc pour rien dans le coût de la réforme pour les finances municipales !

La gratuité des études du soir s’inscrit dans le projet fondamentalement émancipateur et égalitaire de l’école républicaine. Assurées pour l’essentiel par des enseignants, ces études surveillées permettent à tous nos enfants, quelle que soit leur origine sociale, leur situation familiale ou leur quartier de pouvoir bénéficier d’une aide scolaire adaptée: aussi bien pour les élèves qui connaissent des difficultés scolaires, que pour ceux qui à la maison ne peuvent bénéficier d’aide et de conditions matérielles favorables ou pour ceux dont les parents, jonglant avec des contraintes horaires professionnelles ou de recherche d’emploi, ne peuvent venir les chercher dès 16 heures, etc… Elles sont ainsi, grâce à la gratuité inconditionnelle et pour tous, un espace précieux de mixité sociale.

Lors de la campagne électorale, vous aviez, Mr le Maire, clamé haut et fort votre attachement à cette école de la République. On voit aujourd’hui ce qu’il en est : familles, payez, sinon pas d’étude, pas de garderie, pas d’animations pour vos enfants ! Une précision pour l’information manifestement partielle de votre équipe: il n’y a pas qu’en « zones sensibles » que des familles rencontrent des problèmes pour boucler les fins de mois. Et l’exception de gratuité dans certaines zones d’éducation prioritaires, que vous semblez vouloir instaurer, censée rendre moins inacceptable la mesure globale, serait un non sens si l’on veut favoriser la mixité sociale. Cette gratuité là serait un facteur supplémentaire de ségrégation sociale et de stigmatisation. Il y aurait alors, au moins dans les têtes, les « écoles gratuites » pour ceux qui n’ont pas les moyens de payer. Et les autres !

Par ailleurs que deviendront les animateurs-surveillants, qui sont déjà souvent dans des situations précaires, si les parents renoncent aux animations du fait de la facturation  ?

Quant à l’organisation concrète du dispositif, la délibération n’en fait pas même état; mais on peut parler sans trop s’avancer d’une véritable usine à gaz: s’agit-il d’une organisation annuelle ? trimestrielle ? hebdomadaire ? quotidienne ? La garderie de midi, payante, ne sera assurée nous dit-on que si « au moins 8 enfants » y sont inscrits. Mais comment ces inscriptions seront-elles enregistrées ? par qui ? Par semaine ? Au jour le jour ? Si 8 enfants sont inscrits à la garderie du mercredi midi et que le matin même un enfant est malade, la garderie sera-t-elle annulée pour les 7 autres ? L’existence de la garderie du mercredi midi pourra-t-elle être ainsi remise en cause ? L’enfant qui ne viendra qu’à la garderie du mercredi payera-t-il le forfait mensuel de 5 € de même que celui qui viendra tous les jours ? Si une famille arrive le soir à 16h35 chercher son enfant au lieu de 16h30, une garderie lui sera-t-elle facturée ? Quelle sera l’incidence des heures d’APC sur l’organisation du temps d’une fratrie et en conséquence sur la facturation pour les familles ? Si une famille ne paie pas, ses enfants seront-ils exclus des études ou de la garderie ? Si 15 enfants sont inscrits pour l’étude du soir, comment seront désignés les 9 qui suivront l’étude de 16h30 à 17 h et ceux qui devront préalablement payer la garderie ou une animation, avant d’aller payer à nouveau pour l’étude surveillée de 17h15 à 17h45 ? Quelles seront dans les garderie payantes, les conditions d’encadrement en nombre et en formation des encadrants ?

On pourrait continuer cette liste à l’envi… On le voit bien, cette organisation absurde est ingérable : elle implique une gestion complexe et coûteuse. Il faudra une personne par école pour prendre les inscriptions, contrôler les présences, gérer les paiements… Si bien qu’en fin de compte, même vos objectifs d’économie ne seront pas tenus. Et il n’est guère besoin d’une boule de cristal pour prévoir que notre conseil municipal sera prié sous peu de délibérer sur la hausse des tarifs !!!

Ni les enfants, ni les parents, ni les enseignants n’ont choisi la réforme des rythmes scolaires. Ils n’ont donc pas à la payer deux fois !

D’autant que notre ville ne manque pas de moyens pour payer des études… Elle vient encore de voter 2,6 millions pour la LGV ! Aux études pour la LGV de quelques-uns, nous préférons, nous, les études payées pour la scolarité de tous nos enfants !

D’ores et déjà des collectifs de parents, d’enseignants et d’animateurs se mobilisent pour défendre la gratuité inconditionnelle de toutes les activités périscolaires. Les élu-es LTG soutiendront toutes ces mobilisations citoyennes.

Intervention au Conseil Municipal du 8 juillet

Vœu TAFTA

Vœu Tafta

PLU : Déclassement d’une zone boisée

PLULe déclassement de cet espace boisé classé ne correspond pas selon nous à l’intérêt général.
Il s’inscrit en effet dans la création de la zone d’activité de la Grande Pièce, projet qui participe de la logique de métropolisation et de spécialisation du territoire communal que nous combattons.Très éloigné du centre ville, il a un coût de transport élevé et est consommateur d’espaces, notamment agricoles, alors que d’autres zones étaient vides. Si bien qu’en contradiction avec le PADD de l’agglomération de Limoges (Plan d’action et de développement durable) il poursuit l’artificialisation des terres agricoles; en outre, la Grande pièce est un espace rural qui comporte une zone humide protégée sans même parler des dérogations à la protection des espèces protégées.
Enfin, pour ce qui concerne précisément l’enquête publique conduite du 10 mars au 10 avril dernier concernant le déclassement de cet espace boisé, le rapport du commissaire enquêteur relève (pages19-20) « la faible participation du public » notant que « ce projet aurait mérité une large participation par rapport aux conséquences pour l’environnement et même pour la faune, la flore et d’une façon générale les milieux naturels ». Recherchant les motifs de cette faible participation, il relève la précipitation avec laquelle a agi Limoges Métropole durant la période électorale (même si les délais légaux ont été respectés) et l’anticipation de mise en œuvre de la réalisation du projet par Limoges métropole, ce qui bien sûr qui n’a pas favorisé la participation à l’enquête publique.
Pour ces raisons de fond et aussi de méthode peu soucieuse de favoriser la participation citoyenne nous voterons contre cette délibération.

Intervention au Conseil municipal du 20 juin 2014

Marketiser l’université: non merci !

marchandisation-300x223Nous voterons contre cette subvention pour la création d’une marque « Université de Limoges ».

Limoges Terre de Gauche porte un programme d’alternative pour faire face aux urgences écologiques et sociales; cela passe notamment par le refus de la marchandisation tous azimuts, en particulier, le refus de considérer l’enseignement y compris supérieur et la recherche comme des marchés, et les élèves et les étudiants comme des consommateurs et des cibles pour des stratégies marketing. L’urgence est au contraire selon nous d’engager la bifurcation de nos modèles de production et de consommation, et donc de sortir des concurrences entre territoires et de la pression consumériste portée notamment par la logique des marques et tout le vocabulaire néolibéral qui va avec. Sans même parler des agences de communication qui n’en doutons pas, seront les premières à bénéficier de cette manne.

Intervention au Conseil Municipal du 29 avril 2014

Nous refusons l’austérité, d’où qu’elle vienne !

images-1Notre ville figure au triste palmarès des grandes villes françaises dans lesquelles l’austérité fait le plus mal: le revenu annuel avant impôt et prestations sociales des 10% des limougeaud-es les plus pauvres a baissé de plus de 1 000 € pour une personne seule entre 2008 et 2011. Mettant ses pas dans ceux de N. Sarkozy, F. Hollande et sa majorité poursuivent, en l’amplifiant la même politique d’austérité: sont à nouveau annoncés 50 milliards d’économie supplémentaires sur les dépenses publiques avec le gel des salaires des fonctionnaires, des prestations sociales hors minimas sociaux,….

Contrairement aux promesses, ces politiques enfoncent dans les difficultés: le chômage et la précarité, la baisse du pouvoir d’achat de la grande masse, le démantèlement des SP conjuguent leurs effets pour rendre la vie de plus en plus difficile pour le plus grand nombre; et l’urgente transition écologique est remise à plus tard.

Nous refusons ces politiques d’austérité, d’où qu’elles viennent, de droite ou du gouvernement socialiste. Ces politiques qui plombent les ménages, mettent aussi les collectivités locales au bord de l’asphyxie. 10 milliards d’amputation des dotations de l’État aux collectivités sont ainsi programmées. Cette année, le tribu à payer, annoncé à ce jour, est d’1,5 milliard d’€.

Limoges n’y échappe pas. Pour 2014, la baisse des dotations de l’État se traduit très concrètement par une perte de 5% sur la dotation forfaitaire de fonctionnement par rapport à 2013, perte très partiellement atténuée par la hausse de quelques autres dotations, dont l’objet est de réduire les inégalités territoriales. Globalement la baisse des concours de l’État pour le fonctionnement de la ville sera donc de près d’1,5 million d’€.

Parallèlement, les recettes fiscales vont peu progresser, le choix ayant été fait de garder inchangés les taux des impôts locaux. Mais il est prévu une forte hausse des recettes de gestion: + 7,75% soit + 1,8 M€. Ne cherche-t-on donc pas à récupérer par ce biais les sommes perdues par le désengagement de l’État ? A nos questions à ce sujet en commissions des finances, la seule réponse chiffrée qui nous a été apportée est que les redevances des services augmenteront de 300 000 €. Nous souhaitons plus de transparence sur cette question.

Côté dépenses, une hausse de 3% est prévue sur le fonctionnement: inutile d’accuser l’évolution de la masse salariale; elle se limite à suivre l’inflation et les évolutions légales. Non. La hausse est à mettre pour l’essentiel au compte de la réforme des rythmes scolaires dont le coût en année pleine s’élève à 1,8 million d’€, l’État participant seulement pour 475 000 €.

Dans un tel contexte de hausse plus rapide des dépenses que des recettes de fonctionnement, il est prévu une chute de 16% l’épargne chute ce qui pèse sur l’effort d’investissement. Les dépenses prévisionnelles d’équipement pour 2014 baissent ainsi de plus de 500 000 € par rapport à 2013. Comment alors admettre l’entêtement à conduire les grands travaux inutiles ou disproportionnés ?

Sur les 46 millions d’investissement prévus en 2014, près de 19 millions d’€ le sont au titre du grand stade soit plus de 40% de l’ensemble des investissements de l’année ! Il faut arrêter cette spirale infernale. Puisque le projet est maintenant engagé, nous demandons a minima son étalement sur plusieurs années. Et que dire d’une nouvelle enveloppe de 2 millions d’euros prévue pour des études sur la grande vitesse ! Nous en demandons l’annulation pure et simple.

Enfin les achats d’équipements informatiques et de logiciels constituent un poste d’investissement important : près de 2 millions d’€. A ce sujet, nous pensons que tout achat de logiciel, surtout par une administration publique, devrait d’abord être envisagée sous l’angle du logiciel libre. Celui-ci a l’immense avantage de garantir la pérennité et donc la sécurité des données publiques. La puissance publique a ainsi les moyens d’échapper à la contrainte des mises à jour forcées souvent coûteuses ou pire des changements d’outils imposés. Et elle garantit la sécurité de ses données. Dans l’univers du libre en effet, l’accès aux codes et aux formats est ouvert. Les récentes révélations d’espionnage pratiquée à grande échelle par l’administration états-unienne ont démontré l’importance de cet accès au code, accès impossible avec les logiciels propriétaires. Le logiciel libre participe ainsi pleinement à la préservation des libertés fondamentales. Et contrairement à certaines idées reçues, tout existe en logiciel libre (voir les applications Openmairie); et même quand une solution n’existe pas, il est parfaitement possible de la faire développer sous licence libre. Nous rappelons que toute collectivité locale qui souhaite migrer vers des logiciels libres peut solliciter les conseils et l’aide de l’association ADULLACT.

Monsieur le Maire, cela a été dit, nous avons parfaitement conscience que le budget qui nous est présenté, et que nous ne voterons pas, a été pour l’essentiel élaboré sous la précédente mandature.
Mais nous déplorons le choix que vous venez de réaffirmer de poursuivre l’engagement de la ville dans le projet coûteux et inutile de LGV. Nous pensons qu’il est plus qu’urgent de garantir la modernisation et le développement de la ligne historique, la ligne Polt. Et je réitère notre proposition que la ville adhère enfin à l’association Urgence-POLT.

Concernant les grands chantiers: les limougeaud-es sont plus que lassé-es des projets pharaoniques. Or voilà que la presse locale fait état d’un éventuel projet de la nouvelle municipalité à 200 millions d’€ ! avec un stade de 10 000 places pour le CSP et un centre national du basket. Qu’en est-il précisément ?
Déjà la subvention annuelle de fonctionnement qu’il est prévu d’allouer au CSP en 2014 atteint 1,4 million d’€ soit près de la moitié des subventions prévues pour l’ensemble des associations et clubs sportifs de la commune et plus que le budget annuel d’investissement pour les crèches et la petite enfance ! Nous pensons qu’il y a urgence à remettre le sport business à sa place et que le financement des équipes professionnelles ne devrait plus être la priorité du budget sportif de la ville.

En matière d’investissement nous proposons de répondre aux urgences sociale et environnementales par de nouvelles priorités pour notamment :

  • créer des centres municipaux de santé,
  • augmenter les capacités publiques d’accueil en crèches
  • refondre les déplacements urbains au travers notamment du projet Tramlim et de la gratuité
  • reconquérir les terres vivrières afin de développer une agriculture biologique urbaine et périurbaine
  • redonner dynamisme à la vie des quartiers

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